Mot de Madame Agnès Oubda Bere

Présidente de l'ADEP

L’ADEP s’est engagée depuis 1995 à lutter, aux côtés de l’Etat et d’autres associations pour la reconnaissance et le respect des droits de la jeune fille au Burkina Faso. Depuis ce temps, des actions multiples et multiformes ont été menées avec l’appui de plusieurs partenaires techniques et financiers. Les actions ont touché les domaines ci-après :

  • l’excision,
  • le harcèlement sexuel des filles en milieu scolaire,
  • le mariage précoce et/ou forcé de la jeune fille,
  • la santé sexuelle et  reproductive,
  • l’alphabétisation et la scolarisation des jeunes filles,
  • l’autonomisation économique des filles à travers des activités génératrices de revenus etc.

Par ailleurs, des prises en charge psychologique (écoute-counselling) et matérielle ont été apportées aux filles victimes d’exclusions familiales, ainsi qu’un support pour leur réinsertion.  Des filles non scolarisées et déscolarisées ont également été formées à des métiers traditionnels et non traditionnels en vue de leur insertion dans le circuit économique local.
Afin d’atteindre une pérennité des résultats dans les zones d’intervention de l’ADEP, l’association opte pour une approche participative et privilégie les principaux outils d’Information/Education /Communication pour le Changement de Comportement (IEC/CC), de formation, de plaidoyer et de counselling.
Les résultats atteints par notre association au cours des 21 ans de son existence sont importants et pertinents parce qu’ils répondent aux attentes des groupes cibles directs et indirects. Toutefois, de nombreux défis restent à relever et l’emprise des pesanteurs socioculturelles défavorables à la femme vient compliquer la tâche de l’ADEP et ralentir les impacts attendus de son action. Néanmoins, par sa détermination à atteindre les objectifs fixés, l’ADEP a été reconnue d’utilité publique en 2013.
En tout état de cause, l’ADEP poursuivra sa mission, convaincue de la justesse de son combat et sûre de l’appui-accompagnement de l’Etat et des partenaires techniques et financiers animés de la même volonté de voir émerger des rapports équilibrés d’équité et d’égalité dans notre société.


Mot de Madame Marie Léa Gama-Zongo

Fondatrice et Présidente d’honneur de l’ADEP

Depuis sa création en 1995, l’Association D’Appui et d’Eveil Pugsada (ADEP) continue inlassablement et avec conviction à œuvrer dans le sens de l’amélioration du statut et des conditions de vie des filles issues des campagnes et des villes du Burkina Faso.
Nous sommes convaincus qu'une proportion de plus en plus importante de filles formées, éduquées et engagées, participant d'une manière efficace et responsable à la vie sociale, économique et politique du pays est en train d'émerger.
Pour atteindre un tel objectif, la contribution de plusieurs acteurs reste indispensable, notamment, celle des parents, des leaders d’opinion, des hommes et des femmes de lois, et des médias, etc. C’est à cette condition que le processus de changement social en faveur des filles sera plus rapide et durable.

L’éducation et la formation des filles, bases essentielles de leur participation future et effective à la construction de la nation, restent donc une priorité pour l’ADEP et se situent en bonne place dans ses actions au profit des filles issues des campagnes et des villes.
Dix-sept (17) ans après la création de l’ADEP, des acquis importants ont été engrangés dans plusieurs domaines. En exemple, les questions du mariage précoce et forcé et de l’excision des filles, sujets jadis tabou, sont posées et discutées à travers les théâtres-forum, les émissions radiophoniques, les ateliers et le counseling. Le harcèlement sexuel des filles en milieu scolaireest également de plus en plus discuté à tous les niveaux avec une prise de conscience perceptible aussi bien au niveau des enseignants, des élèves que des populations de la zone d’intervention de l’ADEP. Tous ces acquis ont besoin d’être consolidés et pérennisés.
Des défis restent cependant à relever. En effet, la pauvreté ambiante et criarde ainsi que les pesanteurs socioculturelles constituent des obstacles importants pour lesquels des mesures et des initiatives doivent être prises pour atténuer leurs effets négatifs sur l’épanouissement socioéconomique des filles. Dans notre société, la fille est en bas de l’échelle sociale. Le défi à relever ici est le changement de mentalité aussi bien au niveau de la fille qu’à celui de la communauté. C’est une lutte de longue haleine qui ne peut cependant être gagnée que par une synergie d’actions avec nos partenaires. Nous avons conscience que le changement ne se produit pas tout seul, c’est ensemble et dans l’effort continu que nous pourrons l’obtenir.
C’est pourquoi nous sommes déterminés au niveau de l’ADEP à poursuivre le développement d’un partenariat dynamique qui contribuera fortement à l’accomplissement optimal de notre mission.