PROJET  »CHAM » : ’Choisir avec qui et quand se marier’

L’état des lieux de la pratique de mariage d’enfant, établi par une étuderéalisée par Plan International Burkina Faso en février 2018 indique que :

  • Les taux de pratique de mariage d’enfant sont respectivement de 83,1%, 82,7% et 71,7% dans les régions du Sud-Ouest, Centre-Nord et Centre-est (du groupe de filles qui ont été interrogées) ;
  • Environ 1.000 filles ont été victimes de cette pratique par année entre 2009 et 2013 ;
  • Durant ces 5 années, les services sociaux ont enregistré 6.325 cas de filles et 860 cas de garçons victimes qui se sont présentés pour des faits de cette nature (Stratégie nationale de prévention et d’élimination du mariage d’enfants, 2016-2025)

C’est dans ce contexte que l’Association D’appui et d’Eveil Pugsada (ADEP) en partenariat avec Plan International Burkina Faso mettent en œuvre, pour une période de 42 mois le projet ‘’Choisir avec qui et quand se marier (CHAM)’’ dans trois régions (Sud-Ouest, Centre-Est, Centre-Nord) dont les résultats attendus sont :

Résultat 1 : Les adolescents et jeunes (filles et garçons) disposent d’un pouvoir accru en matière de prise de décision sur la sexualité et le mariage à travers les connaissances et aptitudes sur les droits à la SSR et leur capacité économique.

Résultat 2 : Les adolescents et jeunes (filles et garçons) participent à l’élimination du mariage d’enfants et exercent un leadership qui fait d’eux des champions de l’égalité entre les femmes et les hommes.

Résultat 3 : Les membres des communautés et des parents sont engagés dans la lutte contre le mariage d’enfants et soutiennent les adolescents et jeunes (filles et garçons) en matière de droits à la SSR et lutte contre le mariage d‘enfants.

Résultat 4 : Les acteurs étatiques et les Organisations de la Société Civile (OSC) développent des actions en faveur d’un environnement politique et législatif qui protège les droits de l’enfant et lutte contre le mariage d’enfants.

Dans une dynamique de créer un environnement favorable au bien-être des adolescent(e)s et des jeunes en particulier les jeunes filles il a été planifié une série de formation au bénéfice des marraines et parrains des clubs scolaires et espaces surs des zones d’intervention sur les thématiques liées auMariage d’Enfants (ME), à la Santé et Droits Sexuels et Reproductifs (SDSR), les compétences de vie courantes (CVC) ou Life Skills, les Violences Basées sur le Genre (VBG) et techniques d’animation pour le changement de comportement.

C’est ainsi que depuis fin Novembre 2020, trois sessions de formation à Gaoua, Tenkodogo et Kaya ont permis de renforcer les compétences de 50 marraines et parrains des clubs et animatrices d’espaces surs pour la mise en œuvre des activités d’éducation de sensibilisation et d’appui conseil adapté aux adolescent(e)s et jeunes.

FORUM NATIONAL DES JEUNES FILLES LEADERS DU 24 AU 26 SEPTEMBRE 2020

Le forum se déroulera sous la forme d’université d’été à Ouagadougou. Durant 03 jours, 75 jeunes filles des 13 régions du Burkina renforceront leurs capacités et compétences autour du thème « leadership féminin, quelle contribution des organisations de jeunes filles au développement durable au Burkina faso ».

Le forum se déroulera à travers trois types d’activités :

  • Le renforcement des capacités de 25 jeunes filles leaders responsables d’association,
  • Le renforcement des capacités de 50 jeunes filles leaders,
  • Le forum d’échanges des 75 filles avec les leaders femmes modèles.

En outre elles bénéficieront aussi des visites guidées auprès des institutions républicaines et des partenaires et une soirée d’échanges avec des femmes modèles.

 Conditions de participation :

Peuvent prendre part à ce forum les jeunes filles du Burkina Faso remplissant les conditions suivantes :

Pour la sélection des 25 jeunes filles leaders responsables d’associations

  • Être âgée de 18 à 35 ans,
  • Être dirigeante d’une association de promotion de droits des filles et des femmes,
  • Être actrice dans les actions bénévoles et pour la promotion des droits des filles et des femmes,
  • Avoir la capacité de parler sans honte, ni timidité en Français,
  • Être disposé pour le partage des expériences acquises dans les associations à la base,
  • Être disponible pour participer au forum du 24 au 26 Septembre à Ouagadougou.
  • Remplir la fiche N° 1 d’inscription et l’envoyer en joignant la copie du récépissé à l’adresse suivante : E-mail : ongpugsada@gmail.com Ou WhatsApp au 70 36 44 36

FICHE 1 INSCRIPTION DES 25 GRAND LEADERS DES JEUNES FILLES

Pour la sélection des 50 jeunes filles leaders

  • Être âgée de 18 à 35 ans,
  • Être actrice dans les actions bénévoles et pour la promotion des droits des filles et des femmes,
  • Avoir la capacité de parler sans honte, ni timidité en Français,
  • Être disposé pour le partage des expériences acquises dans les associations à la base,
  • Être disponible pour participer au forum du 25 au 26 Septembre à Ouagadougou.
  • Remplir la fiche N° 2 d’inscription et l’envoyer à l’adresse suivante : E-mail : ongpugsada@gmail.com,   Ou WhatsApp au 70 36 44 36

FICHE 2 INSCRIPTION SIMPLE DES 50 JEUNES FILLES

NB : l’inscription et la participation sont gratuites (Une prise en charge totale par l’ADEP et son partenaire FJS) !!!!

Date limite d’inscription : le lundi 31 Août 2020.

Lancement officiel du projet « MaVMA » dans les communes de Boussouma, Pabré et Sabou : Elections couplées présentielle et législatives de novembre 2020

L’Association D’appui et d’Eveil Pugsada (ADEP), a procédé du 29 juin au 03 juillet 2020, à des ateliers de présentation et d’appropriation de son projet « Ma Voix, Mon Avenir » (MaVMA) à l’endroit des autorités administratives, coutumières et religieuses et des forces vives des communes de Boussouma, Pabré et Sabou.

Ce projet s’intègre dans un vaste programme piloté par Diakonia à savoir le Programme d’Appui au Processus Electoral phase II (PAPE 2), mis en œuvre en collaboration avec d’autres organisations de la société civile.

L’objectif global de ce projet est de « Contribuer à renforcer la participation politique des femmes et des jeunes filles et garçons aux scrutins de 2020-2021 au Burkina Faso ». Spécifiquement, il vise à accroître la participation des jeunes filles et garçons et des femmes aux élections présidentielles, législatives et municipales en tant qu’élect-eurs-rices et candidat-s-es dans les  trois communes des régions du Centre, Centre Nord et Centre Ouest.

Parti du constat que les communes suscitées ont des taux d’enrôlé(e)s dans les listes électorales et de votants très faibles aux échéances passées par rapport à leur potentiel d’électeurs/trices, la pertinence du projet n’est plus à démontrer. Ce qu’ont salué d’ailleurs les différents acteurs de la commune dans leurs interventions ainsi que les différentes autorités présentes (les Haut-Commissaires, les Préfets des départements concernés et les maires desdites communes).

Ainsi, le projet à travers un package d’activités touchera directement plus de 7 000 personnes et indirectement environ 35 000 personnes de ces communautés pour une participation forte aux élections de novembre 2020.  Il devra susciter en effet un fort engagement des femmes et des jeunes filles et garçons sur l’échiquier politique local, chose qui permettra sans doute l’accroissement du nombre de candidat(e)s de cette frange.

Le projet MaVMA bénéficie de l’appui technique et financier de l’ONG Suédoise Diakonia, et ses bailleurs de fonds que sont l’Union Européenne, la Coopération Suisse et  l’Ambassade Royale du Danemark. Il prendra fin en décembre 2020.

L’équipe du projet avec à sa tête le Coordonnateur des Projets et Programmes de l’ADEP a rappelé, lors de ces rencontres, que la participation et l’implication de tous(tes) pour un succès retentissant du projet est attendu.

Rendez-vous a été donné pour les semaines à venir, dans chaque commune, pour le renforcement des capacités des jeunes et femmes sur la participation démocratique.

PROJET D’APPUI A LA PROMOTION DES DROITS DE L’ENFANT DANS 10 VILLAGES DES 04 COMMUNES DE LA PROVINCE DU SANMATENGA

Le 19 juin 2020 s’est déroulé dans la salle de conférence de la Maison de l’appelé de la Direction Générale du Service Nationale pour le Développement (SND) de Kaya, la rencontre de concertation des clubs scolaires des communes de Boussouma, Kaya, Pissila et Mané.
A cet effet 20 filles et garçons membres des clubs scolaires et 06 encadreurs des lycées de Nessemtenga, Bassenéré, Zinko et de Pissila et Boussouma ont participé à cette rencontre de concertation.
Au cours de cette rencontre, chaque établissement a fait le bilan des quatre (04) années de fonctionnement :
Acquis durant le programme :
• Acquisition des expériences en matière santé sexuelle et de défense des droits de l’enfant,
• Compétences pour lutter contre le Mariage des Enfants et les MGF,
• Compétences pour la promotion des DSSR,
• L’ouverture d’esprit acquise lors de la participation aux différentes rencontres nationales avec les autres clubs des autres provinces.
Les participant(e)s ont exprimé leurs satisfactions pour les actions du programme en faveur des filles, remercié le partenaire financier KINDERPOSTZEGELS et souhaité la continuité des projets de l’ADEP pour la promotion des droits des filles dans les établissements secondaires des communes de Boussouma, Kaya, Mané et Pissila.
A l’issu de la cérémonie de clôture de la rencontre, le programme à doté chaque établissement de matériel de lavage des mains et des outils de sensibilisation (affiches de sensibilisation).

« KUBAYOULI pour zéro grossesse non désirée en milieu scolaire III » avec l’appui de la Fondation pour une Société Juste (FJS) dans les communes de Diabo et Tibga

Dans une vision de contribuer au renforcement des connaissances et des capacités des élèves sur les questions de droits en matière de santé sexuelle et reproductive et les violences sexuelles, la Fondation pour une Société Juste (FJS) a permis à travers le projet « KUBAYOULI pour zéro grossesse non désirée en milieu scolaire » de concevoir un jeu éducatif dénommé « Jeu sans Tabou, prend soin de toi ».

Ce jeu qui se présente sous la forme de jeu de société se compose de cartes comportant chacune une question liée au thème de la sexualité, des relations saines, des violences sexuelles, les compétences de vie courante…. Le joueur ou l’équipe est invité à donner la réponse de la question qui lui (leur) a été posée. Les bonnes réponses sont récompensées par des gains qui permettent à la fin de gagner le jeu.

Le jeu éducatif adapté aux scolaires de 15 ans et plus a été conçu par Mme PARE Caroline, lors de son passage au Burkina Faso comme coopérante du DED.

Depuis la dotation des 11 établissements secondaires cibles du projet, les élèves renforcent leur compétence de vie courante pour une sexualité saine et responsable en milieu scolaire afin d’atteindre l’objectif du projet « Zéro grossesse non désirée en milieu scolaire ».

 

Mission au Sénégal avec les partenaires africains et canadiens pour le projet Autonomisation des jeunes femmes de Ouagadougou et de Guédiawaye.

Centre de solidarité internationale du Saguenay-Lac-Saint-Jean a invité les structures participantes suivantes:

Association D’appui et d’Éveil Pugsada
Association Nationale pour la Prévention et le Développement /ANPD
UQAC – Université du Québec à Chicoutimi

Au programme en cette première semaine : travail collaboratif en vue de la collecte de données pour la recherche portant sur les attitudes, normes et croyances quant à l’entrepreneuriat féminin et le travail décent des jeunes femmes. Le volet recherche du projet Autonomisation s’inscrit dans la volonté du Canada d’investir « dans la recherche sur les politiques, dans une meilleure cueillette de données et dans l’évaluation aux fins d’égalité des genres ». #politiquedaideinternationalefeministeducanada
La politique étrangère du Canada – Affaires mondiales Canada

 

L’ADEP aux bureaux de Carrefour International à Dakar.

Visite ce matin Lundi 09 mars 2020 du coordonnateur de l’ADEP aux bureaux de Carrefour International à Dakar. Des échanges d’informations sur les réalisations et les perspectives ont été au menu des échanges.
L’occasion faisant le larron, le coordonnateur de l’ADEP a eu un riche entretien téléphonique avec FRANCE Tummel, une conseillère volontaire, chargée du renforcement des capacités des centres de prise en charge des victimes de VBG.
Dans la photo, de gauche à droite, le représentant de Carrefour Babacar SAMB, le coordonnateur de l’APROFES M. SOGUY au centre et le coordonnateur de l’ADEP.

Rencontre bilan à mi-parcours du programme son choix au Burkina Faso

Grâce au soutien technique et financier du Ministère Néerlandais des Affaires Etrangères et de l’ONG KINDERPOSTZEGELS s’est tenue les 13 et 14 décembre 2018 un atelier bilan à mi parcourt du programme son choix au Burkina Faso.
La cérémonie d’ouverture à été ponctuée  essentiellement par trois discours:
le mot de la Directrice d’exécutive de l’Association d’Appui et d’Eveil Pugsada;
le mot de la Chargée des programmes de Kinderpostzegels,
le Discours d’ouverture du Chargé d’affaires de l’Ambassade des Pays-Bas auprès du Burkina Faso.

Cet atelier a regroupé les acteurs nationaux (le Ministère de la santé, Ministère de la femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action Humanitaire, ministère de l’éducation de l’alphabétisation et de la promotion des langue nationale, les organisations partenaires de KINDERPOSTZEGELS, CONAMEB ) et internationaux (l’Ambassade des Pays Bas au Burkina, l’ONG Kinderpostzegels, Save the children, UNFPA) qui œuvrent dans la protection des droits des enfants . Au cours de l’atelier, le bilan des actions menées au compte du programme son choix et les actions de l’Etat Burkinabé en matière de l’élimination de la pratique du mariage des enfants ont été présentés aux participants.
Il ressort de cet atelier des avancées significatives dans la lutte contre le mariage d’enfants, comme:
– la prise en compte des mariages religieux et coutumiers pour des besoins de répression en cas de mariage d’enfants dans le code pénal adopté en Mai 2018,
– l’enseignement des thématiques du programme dans les écoles primaires de la zone d’intervention,
– la prise en compte de la santé sexuelle et reproductive des adolescents dans la politique sanitaire du Burkina,
Les acteurs  de lutte contre le mariage d’enfant présents ont pris  l’engagement d’assurer le suivi de la relecture du code des personnes et de la famille.  
Ils ont aussi  recommandé au ministère de l’éducation, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationale (MENAPLN) la généralisation de l’enseignement des thématiques en lien  avec le mariage d’enfants et autres pratiques néfastes.

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