Plaidoyer communautaire : Les autorités de Dassa s’engagent pour l’amélioration des conditions de vie des femmes.

Le samedi 13 juillet 2019, à la mairie de Dassa s’est tenu le plaidoyer des cellules de suivi citoyen pour faciliter l’accès des femmes aux différents fonds d’appui aux initiatives des femmes.

L’activité s’est déroulée en présence du maire de la commune et du préfet de Dassa.  A leur adresse, monsieur Boureïma BASSIE, membre de l’équipe relais a pris la parole pour livrer le message de plaidoyer en ces termes : après avoir constaté les difficultés rencontrées par les femmes notamment au niveau du montage des projets, du dépôt des projets à un lieu distant de leurs résidences c’est-à-dire au chef-lieu de région.

Ils se sont engagés à améliorer les conditions de vie des femmes et des jeunes, de Dassa lors du plaidoyer mené par la CSC et ses relais.

Le projet « Actions citoyennes pour la redevabilité et le Genre 17-2019 au Burkina Faso » veille au respect des engagements pris par le président du pays des hommes intègres en matière de Genre notamment pour ce qui concerne le renforcement de l’accès des femmes aux crédits. C’est donc dans ce cadre que ce plaidoyer s’est tenu.

Lors de cette journée, les membres de la Cellule de Suivi Citoyen et des relais de la commune de Dassa ont dans un premier temps déroulé les activités qu’ils ont menées depuis 2017 dans la localité et ont dit être là, suite aux résultats obtenus, pour transmettre aux autorités les besoins exprimés par la population touchée par le projet.

Ainsi, en ce qui concerne M. Jean Golbert BAYILI, maire de la commune de Dassa, il s’est agi de plaider pour :

– L’inscription d’une ligne budgétaire dans le Plan Annuel d’Investissement Communal 2020 en faveur de la Promotion des Activités Génératrices de Revenus (AGR) au profit des femmes et des jeunes ;

– Le renforcement des capacités des femmes et des jeunes sur l’élaboration des plans d’affaires ;

– La mise en place d’un Comité Technique d’Appui au Montage des Dossiers de Demandes de Crédits et pour accès en temps opportun aux informations par des canaux adaptés, sur les crédits de l’Etat disponible dans la Commune.

Quant au préfet, M. Nestor TOE, le plaidoyer a concerné :

– La réduction des frais de dossier pour la reconnaissance des groupements et coopératives

– l’organisation d’une campagne d’établissement de pièces d’état civil au profit des femmes et des jeunes dans la commune en observant une réduction des frais de 1 400 F CFA vers un montant de 500 F CFA ;

En réponse aux préoccupations soulevées à son endroit, le maire de Dassa s’est engagé à inscrire dans la mesure du possible et après consultation du conseil municipal, une ligne budgétaire dans le budget primitif du plan annuel d’investissement 2020 pour les activités génératrices de revenus, sans toutefois préciser le montant. Promesse a également été faite pour l’accompagnement pour l’obtention des récépissés de reconnaissance, aux femmes de la commune qui souhaitent s’organiser en association ou en coopérative, une fois qu’elles auront en leur possession tous les documents nécessaires à cet effet. A cela s’ajoute l’engagement à aller vers l’information des opportunités de crédits aux femmes, offertes par l’Etat, et à les diffuser auprès des populations le plus rapidement possible. Aussi, du comité à mettre en place pour le renforcement des capacités des femmes et la prospective, le maire s’est engagé à étudier la possibilité de son effectivité.

Le préfet, s’est quant à lui engagé d’une part à organiser une campagne d’enregistrement pour l’établissement des extraits de naissance (dont le calendrier sera diffusé), et d’autre part à étudier la possibilité de la réduction des coûts d’établissement des actes d’état civil.

Par ailleurs, notons que la large participation des acteurs locaux à ce plaidoyer qui s’avère pour l’instant être un succès.

Affaire à suivre…

 

Accès aux crédits pour les femmes et les jeunes : une problématique de développement de la Commune de Dassa

Cellule et Relais de la commune de Dassa lors de leur préparation au plaidoyer

Le président du Burkina Faso, Rock Marc Christian KABORE s’est engagé d’ici la fin de son mandat prévu pour 2020 à améliorer les conditions de vie des femmes notamment en renforçant leur accès aux crédits.

Dans le cadre de son projet « Actions citoyennes pour la redevabilité et le Genre 17-2019 » sous l’égide du Programme PRESIMETRE soutenu par l’ONG Diakonia et financé par l’ambassade de Suède, l’Association D’appui et d’Eveil Pugsada (ADEP) s’investit dans l’appui aux populations des communes de Dassa et Sabou pour qu’elles veillent à l’effectivité des engagements du Président en matière d’égalité genre au niveau décentralisé et assurer un meilleur ancrage de la culture de la redevabilité.

Les membres de la Cellule de Suivi Citoyen et les relais village mis en place grâce au projet dans la commune de Dassa, se sont retrouvés le 21 juin 2019 dans la salle de réunion de la mairie de Dassa pour peaufiner un plan de plaidoyer à l’endroit du maire et du préfet dans l’espoir d’améliorer l’accès des femmes aux crédits.

En effet, cette initiative est née d’une suite d’activités d’animation et de sensibilisation menées par la cellule et les relais, lors desquelles des préoccupations relevées par les communautés, la question de l’autonomisation économique des femmes et des jeunes est revenue comme prioritaire.

A l’issue de la rencontre le document de plaidoyer a été élaboré et rendez-vous a été donné pour le 13 juillet 2019 pour le plaidoyer à proprement dit.

Pour rappel, les cellules et les relais sont constitués de femmes et d’hommes, garçons et filles, membres de la société civile locale, et ont pour principale mission la mobilisation des populations pour le suivi des politiques publiques locales en matière d’égalité de genre.

Plaidoyers à l’endroit des leaders locaux en vue de l’élaboration de mesures endogènes contre le mariage d’enfants

Depuis le 3 décembre 2018, l’Association D’appui et d’Eveil Pugsada, a entamé une série de plaidoyers dans douze (12) villages de la province du Boulkiemdé. Ces plaidoyers qui s’adressent aux leaders locaux ont été réalisés dans les villages de Doulou, Godin Walogtinga, Nayalgué , Ramongo Tanguen, Bayandi Nabyiri, Bouloum Nabyiri, Sogpelcé, Poa-Centre, Kabinou et Niangdo. Cette activité s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet « d’appui à la promotion des droits de l’enfant dans 12 villages des communes de Koudougou, Poa et Ramongo de la province du Boulkiemdé » financé par la fondation Néerlandaise Kinderpostzegels, à travers le programme « Son Choix ». Ces plaidoyers constituent la suite d’une réflexion engagée en juillet 2018 avec les responsables de ces 3 communes et leurs leaders locaux autour de l’élaboration de mesures endogènes visant le respect des textes régissant le mariage d’enfants et les droits de l’enfant. Débuté le 3 décembre à Godin Walogtinga, le plaidoyer réalisé à Niangdo le samedi 8 décembre, a marqué la fin de la série des 12 plaidoyers. Au cours des échanges, les leaders de chaque village ont identifié des mesures spécifiques et efficaces pour soutenir la lutte contre le mariage des enfants dans leurs localités respectives. Des sorties seront effectuées très prochainement pour valider ces mesures avec l’ensemble de la communauté des villages concernés.

 

Soutien aux jeunes filles scolaires de Ouagadougou, Ziniaré, Foulou-yarcé (Kaya), Kombissiri et Guirgho.

Depuis le mois d’octobre 2018, l’Association D’appui et d’Eveil Pugsada (ADEP) entreprend des sorties dans plusieurs localités en vue d’apporter son soutien aux jeunes filles scolarisées. Ces sorties s’inscrivent dans le cadre du parrainage dénommé « je parraine une fille, je change le monde », une initiative poursuivie par l’ADEP depuis 2012. Les différentes localités concernées sont Ouagadougou, Ziniaré, Foulou-yarcé (Kaya), Kombissiri et Guirgho.

Dans ces différentes localités, l’ADEP assure le paiement des frais de scolarité et dote les filles de kits scolaires afin qu’elles puissent poursuivre leurs études en toute quiétude.

Actions pour le renforcement de l’éducation des élèves de Ouagadougou et de Ziniaré

L’Association D’appui et d’ Eveil Pugsada (ADEP) a entamé depuis le début du mois de Novembre une série d’activités de communication dans les établissements scolaires de Ouagadougou et de Ziniaré en vue de sensibiliser les élèves filles et garçons sur des thématiques relatives aux grossesses précoces et non désirées, le genre, la gestion des menstrues, les méfaits de l’excision, l’éducation, etc. Ces activités entrent dans le cadre de la mise en oeuvre du projet « d’appui à la scolarisation des filles » financé par le Fonds Mondial pour les Femmes et se poursuivront jusqu’à la fin du mois de novembre 2018.

Les différentes actions déjà menées à l’endroit des bénéficiaires ont été réalisées à travers des causeries-débats, des projections de films et des conférences. Ces quelques images montrent quelques actions de sensibilisation dans les établissements.

 


 

 

Commémoration de la Journée Internationale de la Fille (JIF) à Manga et Ouahigouya sous le thème général « investir dans l’éducation et la formation professionnelle des filles pour une transition réussie vers le monde du travail »

A l’occasion de la journée internationale de la fille tenue le 11 octobre 2018, la Coalition Nationale de lutte contre le Mariage d’Enfants (CONAMEB) a réalisé des activités à Manga et à Ouahigouya avec l’appui de son partenaire Filles, Pas épouses. Au menu,  des activités de plaidoyer auprès des autorités locales, des conférences, des focus groups et des jeux concours. On note une grande participation des filles et de leurs parents à cette journée.

Les plaidoyers auprès des autorités locales ont porté sur les points suivants :

Investir d’avantage dans l’éducation et la formation professionnelle des filles en particulier les filles vulnérables et à risque de mariages d’enfants à travers un accompagnement socio-éducatif et professionnel ( accorder une gratuité scolaire et / ou bourses scolaires et prévoir des logements sociaux pour faciliter l’intégration des filles à risque désireuses d’entamer une formation professionnelle à l’ANPE et venant des villages environnants).

Une meilleure prise en compte des jeunes filles dans les opportunités d’insertion professionnelles, de stage de pré emploi et / ou d’embauche par la Direction Régionale de la Jeunesse, de la Formation et de l’Insertion Professionnelle : formations professionnelles avec un quota pour les filles vulnérables ; des stages de pré-emploi avec un quota pour les filles vulnérables et des crédits de jeunes avec un quota pour les filles vulnérables.

D’être les porte-voix des filles auprès du gouvernement  pour l’adaptation des curricula scolaires au monde du travail.

Aussi, à Manga, une conférence s’est tenue avec le Directeur Régionale de la Jeunesse, de la Formation et de l’insertion Professionnelle. Ce dernier a fait une communication sur la formation professionnelle dans le but de permettre aux filles de repartir avec de nouvelles connaissances. Les points abordés lors de cette communication sont les suivants (1) définition de la formation professionnelle ; (2) les types de formation professionnelle ; (3) comment bénéficier d’une formation professionnelle ; (4) les avantages de la formation professionnelle pour une fille et (5) les causes et conséquences de la faible participation des filles aux différentes formations.

 

 

Projet « Gestion hygiénique des menstrues en milieu scolaire dans la commune de Ziniaré »

Du 15 au 16 Octobre 2018, l’Association D’appui et d’Eveil Pugsada (ADEP) a organisé une formation sur la gestion hygiénique des menstrues, sur l’hygiène et l’assainissement en milieu scolaire, à la Mairie de la commune de Ziniaré au profit de 24 participants composés de douze (12) enseignant (e)s, huit (8) animateurs/trices, un (1) metteur en scène et deux (2) animateurs/trices radio).

L’objectif de ladite formation était de renforcer les connaissances et les compétences des acteurs de mise en œuvre du projet sur les questions liées à la gestion hygiénique des menstrues, ainsi que sur la communication pour le changement de comportement.

PROJET DANIDA : LES AUTORITES LOCALES DU SOUROU ET DE LA KOSSI S’ENGAGE DANS LA LUTTE CONTRE LE MARIAGE D’ENFANTS

 

Le projet de renforcement de la société civile pour l’abandon du Mariage d’enfants, « Projet DANIDA » est un projet financé par le Danemark et mis en œuvre par un consortium d’ONG (ADEP, Voix de Femmes, SOS/JD, URCB) sous la houlette de Save the Children. Débuté en Janvier 2018, le Projet DANIDA ambitionne réduire le phénomène du Mariage d’enfants dans la boucle du Mouhoun d’ici à Décembre 2021.

Dans ce cadre, l’Association D’appui et d’Eveil Pugsada, organisation chef de file du consortium, accompagnée de SOS/JD et URCB, a effectué une visite de courtoisie aux autorités administratives et locales de la province du Sourou et de la Kossi, localités dans lesquelles elles interviennent. L’objectif de cette visite était de présenter le projet aux autorités et de solliciter leur accompagnement pour faciliter sa mise en œuvre.

10 jours durant, du 17 au 26 Juin 2018, l’équipe composée des trois superviseurs et des animateurs, a parcouru quatre communes par province soit huit communes au total.

Dans chaque province, l’équipe a rendu visite au Haut-commissaire, au  Directeur Provincial de la Femme, de la Solidarité Nationale et de la Femme (DPFSNF), au Directeur Provincial de l’Education Préscolaire, Primaire du Non Formel (DPEPPNF) et au commissaire de police. A l’échelle communale, l’équipe a rencontré le maire, le préfet et des personnes de ressources qui pourraient faciliter l’intervention du projet.

A tous les niveaux, les autorités ont manifesté beaucoup d’enthousiasme. Ils ont d’ailleurs tous reconnu que le sujet est d’actualité dans leurs localités et n’ont pas manqué de donner des exemples : « la semaine passée, nous avons été informé de l’enlèvement d’une jeune fille de 16 ans.  Quand je suis allé investiguer personne ne s’est prononcé sur le sujet. En fait, c’est la pratique du rapt  qui est fréquente et les familles sont consentantes….quand une fille est enlevée personne ne réagit, c’est après l’avoir mise en grossesse que ceux qui l’ont enlevée la ramène et très souvent elle demeure leur femme….».

Dans la province du Sourou, l’histoire que nous a rencontré ce préfet est encore accablante et montre l’importance du projet dans la localité : «C’est un phénomène qui est très fréquent ici. Bien souvent c’est la jeune fille même qui décide d’aller vivre avec un homme souvent sans même le consentement de ses parents…..». Une personne ressource que nous avons rencontrée dans la commune de Di a témoigné qu’il a sa nièce de 16 ans qui a refusé l’école pour vivre avec un jeune homme. Malgré les interventions des uns et des autres pour l’en empêcher, elle a rejoint l’homme.

Les autorités locales des deux provinces, conscientes de l’existence du phénomène,  ont promis ne ménager aucun effort pour  faciliter la mise en œuvre du projet dans leur localité.

De la remise des motos aux animateurs terrains

En marge de la prise de contact avec les autorités locales, les deux animateurs de l’ADEP ont reçu chacun une moto pour les activités terrain. La passation de la moto a eu lieu en présence des responsables des deux structures locales partenaires de l’ADEP (Dembagnouma Tougan et ATUJB Nouna) dans le cadre de la mise en œuvre du projet.

Du renforcement des capacités des animateurs

Au cours de cette mission également, les animateurs de l’ADEP ont reçu une formation en technique d’animation. De la documentation leur a été donné pour continuer à approfondir leurs connaissances. Par ailleurs, un rappel sur les objectifs, les stratégies et les activités du projet DANIDA, les modalités de sa mise en œuvre a été fait au cours de la formation.

A la fin de la formation théorique, ils ont fait des simulations pour une meilleure assimilation des fiches de rapportage.

Participation au quarantenaire de IAMANEH/Suisse

A l’occasion de la commémoration des 40 ans de IAMANEH Suisse, une association internationale engagée dans la santé de la mère et de l’enfant et dans la lutte contre les violences basées sur le genre, une équipe de l’Association d’Appui et d’Eveil Pugsada (ADEP) composée de Mesdames SANOGO Kadisso et OUEDRAOGO Fatimata, toutes deux chargées de projets a participé du 7 au 13 juin 2018 à Bâle en Suisse à une conférence internationale et à la rencontre annuelle de leur partenaire IAMANEH.
Les deux représentants ont d’abord pris part du 7 au 8 juin aux côtés d’autres participants venus d’autres pays d’Afrique et de l’Europe à une conférence sur la thématique « Men Move », avant de tenir avec le partenaire leur conférence annuelle habituelle.
La conférence était orientée sur l’engagement des hommes et des garçons dans le genre et développement. Elle a été organisée en collaboration avec la DDC et IAMANEH/ Suisse.
La conférence a donné lieu à plusieurs chercheurs et autres personnes engagées dans la lutte contre les violences basées sur le genre de développer des stratégies, proposer des approches et de partager des bonnes pratiques afin de susciter un fort engagement des hommes et des garçons dans le genre et développement.
En sus de la conférence, le partenaire a tenu son habituelle rencontre annuelle avec ses partenaires de l’Afrique de l’Ouest et des Balkans.
Il a d’abord été organisée une rencontre commune de deux jours qui a réuni tous les partenaires (Afrique de l’Ouest et Balkans) et ensuite une rencontre séparée, chacune de deux jours, entre les partenaires des Balkans et de l’autre côté les partenaires de l’Afrique de l’Ouest.
Cette participation en Suisse été une réussite. Elle fut l’occasion pour les participants de partager et d’échanger des expériences et d’apprendre aussi des vécus des uns et des autres.
Tous et toutes étaient engagé(es) pour un monde sans violences !

 

 

Mise à niveau de l’équipe de l’ADEP sur la gestion du site

Ce jeudi 21 juin 2018, des membres du secrétariat exécutif de l’ADEP tiennent une séance de travail dans la salle de réunion dans le but de leur renforcer dans la gestion du site web. Avec l’appui d’un consultant en informatique, le personnel présent a pu lever certaines difficultés qui entravaient la bonne publication des articles sur le site web de l’ADEP. Des exercices pratiques ont été faits. Tous sont satisfaits des nouvelles connaissances acquises et sont aptes à animer le site.

 

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