Dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Ziilim Sayan », financé par IDLO (International Development Law Organization), l’Association d’Appui et d’Éveil Pugsada (ADEP) a organisé, du 16 au 18 mars 2026, une session de formation au profit de 30 acteurs communautaires de la province du Kadiogo. Cette rencontre, qui s’est tenue dans la salle de conférence du RAJS/BF à Ouagadougou, a réuni des leaders communautaires, des responsables de collectivités, des membres de la société civile ainsi que des gestionnaires de cas.
Des outils concrets pour agir sur le terrain
Durant trois jours, les participants ont été outillés sur la thématique des Violences Basées sur le Genre (VBG), leurs manifestations et leurs conséquences sur les victimes et les communautés. L’objectif central : renforcer leurs capacités pour mieux prévenir, identifier et prendre en charge les cas de VBG dans leurs milieux respectifs.
Plus spécifiquement, les échanges ont permis de :
- Approfondir les connaissances sur les différentes formes de VBG ;
- Présenter le cadre juridique national et international en vigueur ;
- Améliorer la compréhension des voies de recours et des dispositifs de prise en charge des survivantes ;
- Encourager l’implication active des leaders d’opinion et des autorités locales.
Point clé : Un accent particulier a été mis sur la dénonciation. Le numéro vert 80 00 12 87 a été communiqué comme l’outil de référence pour signaler toute situation de violence.
Des recommandations pour un impact durable
Afin de pérenniser l’impact de cette initiative, les participants ont formulé plusieurs recommandations, notamment la poursuite des actions de sensibilisation de proximité, la promotion de l’autonomisation économique des femmes et l’application rigoureuse des lois.
La cérémonie de clôture a témoigné d’une satisfaction générale. Elle a été marquée par les interventions du représentant du chef de Zongo, de la représentante du service social de Tanghin-Dassouri, ainsi que par le discours de la Directrice Exécutive de l’ADEP, porté par la chargée de projet. Tous ont salué la pertinence de cette initiative pour la protection des femmes et des filles.

Paroles de participants
Les témoignages recueillis confirment l’utilité de cette session :
- M. Sawadogo Sylvert et Mme Gama/Zorgho Adjaratou ont exprimé leur satisfaction quant à la qualité des échanges et se sont engagés à traduire ces acquis en actions concrètes dans leurs cadres professionnels et sociaux.
- Mme Gama/Zorgho Adjaratou souligne : « La formation a été très enrichissante. Grâce au partage d’expériences, nous avons constaté que la lutte contre les VBG est désormais une priorité transversale, qu’elle soit religieuse, coutumière ou administrative. »
À travers cette activité, l’ADEP réaffirme son engagement constant pour une société plus juste, où les droits des femmes et des filles sont pleinement respectés et protégés.

