Campagne des 16 Jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et les filles

25 novembre : Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes

Cette date marque du même coup le début des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles autour du thème : « Orangez le monde : mettre fin dès maintenant à la violence à l’égard des femmes ! » (25 Novembre au 10 Décembre)

L’ADEP joint sa voix aux autres organisations feminines et féministes du monde entier pour réaffirmer la nécessité d’interpeler les populations et détenteurs de pouvoirs institutionnels et communautaires  à la tolérance Zéro en matière de violences faites aux femmes et aux filles.

La lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles est l’affaire de chacun de nous, donc comme le dit le thème des 16 jours d’activismes : Orangeons le monde et mettons fin dès maintenant à la violence à l’égard des femmes ! »

Exprimons nous du 25 Novembre au 10 Décembre 

L’ADEP se dote d’un plan de développement institutionnel et organisationnel avec l’outil OCA (Organisational Capacity Assessment)

Dans le cadre de la mise en œuvre de ses activités de promotion des droits des enfants, l’ADEP a bénéficié d’un appui financier de Save the Children International –Burkina Faso (SCI) à travers le financement de son partenaire  ‘’Sida – Swedish International Development Cooperation Agency (Sida)’’ pour la mise en œuvre du projet intitulé « Programme Sida CSO 2022-2026 – Renforcement de la société civile».

Le programme vise à renforcer la participation et la mobilisation de la société civile et des enfants dans la défense de la réalisation des droits de l’enfant au Burkina Faso – en tenant le gouvernement et les détenteurs d’obligations responsables.

Pour ce faire, il a été planifié la réalisation d’atelier OCA (Organisational Capacity Assessment) afin de permettre l’élaboration d’un plan de développement organisationnel et fonctionnel.

A cet effet, du 12 au 14 Octobre 2022, s’est déroulé à Ouagadougou dans la salle de conférence de l’Hôtel HCOY le dit atelier diagnostic avec l’accompagnement technique de l’équipe de SAVE THE CHILDREN Burkina.

Durant trois jours, 27 personnes ressources issues des différentes instances de gouvernance et programmatique (membres du conseil d’administration, personnel du secrétariat exécutif, et acteurs terrain des régions) de l’ADEP ont passé au peigne fin le fonctionnement organisationnel et structurel de la structure à travers l’utilisation de l’outil OCA (Organisational Capacity Assessment) administré par les experts de Save the Children.

Les travaux se sont déroulés à la suite de la cérémonie d’ouverture ponctuée par deux allocutions

  • Le mot de bienvenue de la Directrice Exécutive
  • Le mot d’ouverture prononcé par le chargé du projet « Sida-SCO » de SAVE THE CHILDREN Burkina

Les participant-e-s ont été organisés en quatre groupes pour analyser le fonctionnement et les réalisations de l’ADEP autour des questions regroupées en trois catégories : -TO BE, -TO DO, -TO RELATE.

Les résultats des travaux de groupes ont été discutés en plénière pour obtenir de façon consensuel le pourcentage de réussite pour chaque question et les recommandations à formuler pour améliorer les capacités de l’ADEP.

Avec les résultats obtenus lors des échanges en plénière, l’outil a produit le diagramme ci-dessous

Avec ces résultats, l’équipe de l’ ADEP a planifié la rédaction d’un plan de renforcement des capacités organisationnel et fonctionnement à mettre en œuvre durant la mise en œuvre du projet « Sida CSO 2022-2026 ».

C’est à travers une cérémonie de clôture ponctuée par trois allocutions (-mot de remerciement de la Directrice Exécutive l’ADEP -mot de rappel de la suite du processus et d’accompagnement de SAVE THE CHILDREN prononcé par le chargé de projet – mot de clôture de l’atelier, prononcé par la Présidente de l’ADEP) que les travaux ont pris fin aux environs de 16h.

Journée Internationale de la Fille: 11 Octobre

En ce jour 11 octobre 2022, l’ADEP se joint aux autres organisations, aux filles du monde entier et en particulier celles du Burkina Faso pour célébrer la Journée internationale de la fille, autour du thème « Génération numérique, notre génération ».

En ce 10e anniversaire de la Journée internationale, le constat de vie des filles illustre les filles qui font face à des défis sans précédent en ce qui concerne leur bien-être physique et mental, leur éducation et leur condition de vie vulnérable dans un environnement de vie d’insécurité et de violences.

A cet effet, nos pensées sont particulièrement tournées vers toutes ces filles des zones d’insécurités du pays, victimes de toutes ces violences et de privations de leur droit à l’éducation.

Le thème de cette année interpelle l’ADEP d’œuvrer avec tous les acteurs pour la mise en œuvre de l’une des recommandations du Forum Génération Égalité qui est d’« investir dans les technologies et l’innovation comme une priorité dans les débats mondiaux sur l’égalité des sexes ».

Cela à travers :

  • Le renforcement de l’accès à l’éducation des filles ;
  • Le renforcement des compétences de vie courante des filles pour un leadership participatif ;
  • Le renforcement de l’autonomisation global des filles à travers l’accès aux technologies de formation et de communication ;
  • L’amélioration de l’environnement de vie des filles et le respect de leurs droits humains.

L’ADEP œuvrera avec ses partenaires pour que les années à venir soient meilleures pour les filles dans le monde et particulièrement au Burkina Faso. D’où sa mission : « Œuvrer à l’amélioration du statut et des conditions de vie de la jeune fille, notamment par le développement de l’exercice de ses droits et par le renforcement de ses capacités à prendre une place significative au sein de la société ».

Bonne fête à toutes les filles du monde entier et particulièrement celles du Burkina Faso !!

CEREMONIE DE REMISE DES PRIX DU CONCOURS EN ENTREPRENEURIAT EN MILIEU SCOLAIRE

PROJET : « Autonomisation des jeunes filles de Ouagadougou » avec l’appui de financier du Centre de solidarité internationale (CSI) et l’ambassade du Canada

Débuté courant l’année 2020, le projet d’autonomisation des jeunes filles s’est doté d’un programme d’éveil en entrepreneuriat (PEE). Ainsi, depuis mars 2021, les animations terrain ont été entamées avec la mise en place de cinq (05) cohortes de 15 jeunes filles et garçons dans chacun des cinq (05) établissements scolaires (Lycée Vénégré, Nelson Mandela, Marien N’Gouabi, le lycée du Réveil et le Lycée Départemental de Komsilga) ainsi que dans les deux (02) centres d’apprentissage de jeunes filles (Centre d’Éducation, de Formation et de Promotion Sociale Pugsada (CEFPSP) et au Centre Féminin d’Initiative et d’Apprentissage aux Métiers (CFIAM)). Au total plus d’une centaine de jeunes ont bénéficié de ces séries d’animations d’éveil en entrepreneuriat.

A la suite des séances d’animation d’éveil en entrepreneuriat, deux concours a été organisé pour mesurer à travers une saine émulation les capacités des jeunes en entreprenariat à savoir :

  • La compétition en couture qui a connu la participation de 27 candidates du CEFPSP et du CFIAM.
  • La compétition en entrepreneuriat en milieu scolaire avec la participation de 20 jeunes dont 13 filles et de 07 garçons de quatre établissements secondaires cibles du projet.

Après la cérémonie officielle de remise des prix aux lauréates du concours en couture réalisé le samedi 02 Avril 2022, ce fut la réalisation ce Samedi 06 Août 2022 de la deuxième cérémonie de remise des prix des lauréats du concours en entrepreneuriat en milieu scolaire.

La cérémonie a été ponctuée par des allocutions, des remises des attestations de participation, la remise des lots aux lauréats et une remise d’arbre pour la protection de l’environnement aux participants.

Les lauréats ont bénéficié des prix suivants :

  • 1er prix : 450 000
  • 2 éme prix : 400 000
  • 3 ème prix : 350 000
  • 4 ème prix : 300 000
  • 5 ème prix :250 000
  • 6 ème : 200 000
  • 7 ème :150 000
  • 8 ème :100 000
  • 9 ème .100 000
  • 10 ème 100 000

Soit un total de 2 400 000 FCFA.

Il est important de préciser que pour les modalités d’utilisation de ressources financières, les prix en espèces ne seront remis à chaque bénéficiaire qu’après validation d’un plan d’investissement. De plus, il est prévu un dispositif d’accompagnement technique pour chaque participant.

Les femmes prêtes à prendre les rênes dans la société ! projet :“Promotion du leadership féminin dans sept (07) communes urbaines de 07 provinces du Burkina Faso”

En dépit d’une population à majorité féminine (51,7%), le Burkina Faso demeure un pays où les instances de prises de décisions sont quasiment monopolisées par les hommes. C’est soucieux donc de changer la donne et d’impulser une nouvelle dynamique au statut de la femme dans la cité que l’ADEP, en consortium avec le GERDDES-BURKINA et le CGD, met en œuvre sous le financement de l’Union Européenne le projet de “Promotion du leadership féminin dans sept (07) communes urbaines de 07 provinces du Burkina Faso”

Dans le cadre de ce projet il a été organisé les 28 et 29 juillet 2022 un atelier de formation au profit de femmes et de jeunes filles venues de Réo, Dano, Sapouy, Niangoloko, Boussé, Bittou et Sindou. Au cours de ces deux jours, il s’est agi de partager aux participantes les bonnes connaissances relatives à la gouvernance vertueuse, la gestion des affaires publiques et les plans de campagne. Cela leur permettra de prendre une autre dimension dans la marche politique et d’assumer pleinement leurs responsabilités dans leurs communautés respectives. C’est donc reboostées que ces participantes sont sorties de l’atelier. Elles entendent ainsi relever le défi de la valorisation de la femme dans leurs localités respectives et placer cette dernière à la place qui lui échoit dans la société burkinabè. Financé par l’Union Européenne, le projet est en pleine exécution et l’ADEP entend mener d’autres actions très prochainement pour atteindre les résultats du projet.

WILPF Africa : Déclaration de la Journée panafricaine de la femme.

Le 31 juillet 2022 marque le 60e anniversaire de l’Organisation panafricaine des femmes (OPAF), qui est la première organisation collective de femmes en Afrique. PAWO a contribué à la lutte pour la libération du continent du colonialisme, l’élimination de l’apartheid et l’éradication des inégalités entre les sexes, de la discrimination et des injustices à l’égard des femmes. Dans cette déclaration, les sections et les groupes WILPF Afrique honorent les sacrifices et le travail acharné de leurs aïeules.

Aujourd’hui, WILPF Afrique se joint au continent et au reste du monde pour célébrer la Journée panafricaine de la femme. Il y a soixante ans, le 31 juillet 1962, des femmes africaines de tous horizons se sont réunies pour appeler à la formation de l’Organisation panafricaine des femmes (OPAF). Depuis lors, en tant que femmes africaines, nous célébrons la Journée panafricaine de la femme le 31 juillet pour honorer les sacrifices et le travail acharné de nos aïeules, qui sont les titans de l’égalité des sexes. PAWO a célébré son jubilé de diamant cette année, et la Commission de l’Union africaine a consacré tout le mois de juillet comme mois de la femme africaine pour honorer cette étape importante. PAWO a mis en œuvre la décennie des femmes africaines 2010-2020 sur les « Approches locales de l’égalité des sexes et de l’autonomisation des femmes (GEWE) ». PAWO, en partenariat avec de nombreuses organisations de défense des droits des femmes sur le continent, ont plaidé pour l’adoption de la Décennie de la femme africaine et les membres de l’OPF au niveau national ont soutenu la mise en œuvre de dix domaines thématiques de la Décennie. Nous célébrons les initiatives concrètes et fondées sur des preuves de PAWO sur le continent et il est important qu’à l’avenir nous puissions dans leur sagesse pour que nous puissions poursuivre l’excellent travail qui est en cours.

Alors que nous célébrons les mouvements de femmes africaines, nous reconnaissons les grands progrès que le continent a accomplis pour assurer l’égalité des sexes, l’autonomisation des femmes et les droits des femmes. L’Agenda 2063 de l’UA a été adopté à l’unanimité en 2013 et place l’égalité des sexes au centre des objectifs de développement. Ce mois-ci (juillet), la CUA et la PAWO ont organisé des événements commémoratifs d’un mois sous le thème : « Journée de la femme en Afrique – Vers la promotion du capital humain des femmes pour un développement durable inclusif : Lutter contre le fléau de la violence, tout en renforçant la sécurité alimentaire et une bonne nutrition en Afrique ». Ces thèmes sont un véritable reflet des défis et des luttes de la plupart des femmes africaines. La majorité des femmes des zones rurales et des communautés marginalisées sont affectées par des facteurs structurels qui entravent leur participation significative dans les secteurs économiques et politiques, ce qui creuse encore les écarts d’inégalité à cette époque, où nous appelons à l’égalité des sexes. Cela devrait nous pousser tous à veiller à ce que nous abordions ces luttes.

L’insécurité alimentaire est un défi majeur dans la plupart des ménages africains, les femmes portent le poids de ce défi car elles sont les seules pourvoyeuses de nourriture. Les femmes des zones rurales sont affectées par la crise climatique, tandis que celles de la plupart des centres urbains sont affectées par les politiques économiques qui ne prennent pas en compte le secteur informel. Par conséquent, il est important que les questions de justice financière et économique pour les femmes africaines soient abordées. La violence à l’égard des femmes et des filles, qui a explosé pendant la pandémie de COVID-19, est également un cancer auquel il faut s’attaquer. Cultivons la masculinité positive dans le leadership parce que les femmes sont à la traîne des hommes en matière de capital humain et d’indicateurs connexes. La pandémie de COVID-19 a sapé l’accumulation de capital humain et les progrès sur le front de l’égalité des sexes.

WILPF Africa recommande les interventions suivantes :

  • Mise en œuvre de politiques économiques et sociales qui soutiennent l’autonomisation économique des femmes ;
  • Opportunités accrues pour les voix des femmes ;
  • Création d’environnements permettant aux femmes d’exercer un leadership et de prendre des décisions ;
  • Renforcer le rôle du secteur privé dans l’autonomisation économique des femmes.

Nous souhaitons à toutes les femmes africaines une bonne journée panafricaine de la femme !

#wilpfguinee #feministmovement #ua #UN #ONUFemmes #futurewilpf #PlusFortsEnsemble

WILPF Africa Women’s International League for Peace and Freedom WILPF Cameroon WILPF Ghana WILPF SMART Everyday Feminism Feministing.com

LANCEMENT DU PROJET : « A l’école en toute sérénité », financé par la fondation néerlandaise Kinderpostzegels

Le mardi 26 juillet 2022 a été lancé officiellement le projet « A l’école en toute sérénité » dans la commune de Koudougou.

La cérémonie de lancement a été présidée par le préfet du département de Koudougou, représentant le Haut-Commissaire du Boulkiemdé. C’était en présence d’une cinquantaine de participants dont des acteurs de l’éducation, des leaders communautaires, des agents de santés et des membres d’organisations de la société civile.

Ce projet financé par la fondation néerlandaise Kinderpostzegels est mis en œuvre par l’Association D’appui et d’Eveil Pugsada (ADEP) dans la commune de Koudougou pour une durée de 03 ans de 2022 à 2024. Durant ces trois années le projet contribuera à maximiser la potentialité des enfants par le renforcement de leurs capacités. Plus spécifiquement, les actions du projet œuvreront à amplifier les actions des différents acteurs de l’éducation dans une synergie pour offrir aux enfants un environnement sécurisé dans lequel ils étudieront en toute sérénité.

Pour atteindre les objectifs du projet, l’ADEP travaillera en consortium avec 05 autres organisations de la société civile. Ses activités concerneront 20 établissements primaires, post-primaires et secondaires de la commune de Koudougou.

Les activités seront spécifiquement :

  • Le renforcement des capacités aussi bien pour les élèves, leurs parents que pour leurs encadreurs,
  • Les campagnes de sensibilisation numérique et de proximité sur les thématiques de sécurité, de santé, de violences basées sur le genre,
  • L’appui à la réussite et au maintien scolaire des élèves vulnérables à travers la prise en charge de la cantine scolaire, le suivi scolaire, la sécurisation du trajet et l’environnement scolaire,
  • La création et la dynamisation de groupes d’épargne et de crédit (VSL),
  • Le renforcement des compétences de vie courante pour une sexualité saine et responsable afin d’éviter les grossesses non désirées, les infections sexuellement transmissibles et la dépendance aux substances psychoactives (alcool, drogue, cigarette etc)

Pour Mme Bamouni/Guigma Estelle, inspectrice de l’enseignement primaire, cheffe de service de l’éducation inclusive, l’éducation des filles et du genre à la direction provinciale de l’éducation primaire « Ce projet vient prendre à bras le corps un problème crucial : celui du mariage d’enfants. Avec ce projet qui sera centré sur les enfants eux-mêmes accompagnés de leurs parents, nous osons croire qu’il contribuera à baisser le nombre de mariages d’enfants dans la province du Boulkiemdé ».

Projet :« Autonomisation des jeunes filles de Ouagadougou» :Formation en informatique au profit de 20 élèves de Ouagadougou et Komsilga

Dans le cadre des activités du projet « Autonomisation des jeunes filles de Ouagadougou », avec l’appui de ces partenaires Centre de solidarité internationale – CSI et l’ambassade du Canada une formation sur l’informatique a été organisée au Centre d’Education de Formation et de Promotion Sociale Pugsada du 12 au 16 juillet 2022 au profit de 20 élèves de quatre (04) établissements de Ouagadougou et un établissement de Komsilga:

  • lycée Vénégré,
  • lycée Nelson Mandela,
  • lycée Marien N’Gouabi,
  • lycée du Réveil
  • lycée Départemental de Komsilga.

Cette formation avait pour objectif de répondre à un besoin des élèves qui est de les amener à comprendre le fonctionnement de base d’un ordinateur et de savoir utiliser les logiciels de bureautique (Word, Excel), l’internet et les outils de recherche en ligne.

Ils pourront finaliser leurs projets afin de les mettre en œuvre et aussi pouvoir déposer ces projets auprès d’autres structures de financement avec l’appui de l’équipe du projet.

20EME ASSEMBLEE GENERALE ORDINAIRE DE L’ASSOCIATION D’APPUI ET D’EVEIL PUGSADA

L’an 2022 et le samedi 21 mai, s’est tenue dans la grande salle de réunion de « Les Lorettes » de la session du Conseil d’Administration (CA) de la 20ème Assemblée Générale (AG) ordinaire de l’association d’appui et d’Eveil Pugsada (ADEP).

Placée sous le patronage Mme SEDOGO/SOME Edith, Présidente du Conseil d’Administration de l’organisation, cette session a connu la participation de Trente cinq (35) membres dont deux (02) membres d’honneur à savoir Mme DERME Maimouna. Elle a aussi enregistré la présence de quelques cibles de l’ADEP. Le Procès-verbal de cette 20ème session ordinaire de l’AG de l’ADEP sera articulé autour des points suivants :

  • Cérémonie d’ouverture :
  • Présentations des bilans d’activités du CA, du Secrétariat exécutif ;
  • Renouvellement du bureau de CA
  • Cérémonie de clôture
  • De la cérémonie d’ouverture :

Après l’accueil et l’installation des participantes et participants, la vérification du quorum, le discours d’ouverture, la validation de l’agenda, la cérémonie d’ouverture a été ponctuée par l’accueil des nouveaux membres, la présentation des membres, les présentations de l’état de mise en œuvre des recommandations de l’AG de la 19éme AG et du discours d’ouverture de la PCA.

Dans son discours d’ouverture de la session de la 20ème de la AG ordinaire, Mme la PCA SEDODO /SOME Edith, en sa qualité de PCA de ADEP a tout d’abord souhaité la bienvenue aux participantes et participants à cette session de AG de l’ADED. Ensuite, elle a adressé ses chaleureuses félicitations et encouragement aux membres pour non seulement pour leur engagement pour la cause de ses idéaux, mais aussi et surtout du fait des efforts consentis pour la réussite de la tenue régulière de nos Assemblées Générales, gage sans doute de la vitalité de la structure et du sérieux que chacun accorde à sa mission au sein de l’ADEP. Enfin, elle adressé ses sincères remerciements aux partenaires techniques et financiers tel que DIAKONIA, OXFAM, à Kinderpostzegels, IAMANEH Suisse, Médius Mondi, le Centre Pour la Solidarité International, le Fonds Mondial pour les Femmes, Save the Children, Plan International, le Fondation pour une Société Juste.

Avant de clore son discours, Mme la PCA a informé les membres que cette session de l’AG de l’ADEP sera consacrée au renouvellement de ses instances statutaires. Aussi, L’ADEP a-t-elle pris la décision de faire plus de la place à sa principale cible que sont les filles, les adolescentes, et les jeunes filles et femmes et pour ce faire, elle exhorte et encourage les jeunes filles leaders dans la salle à prendre leur responsabilité pour contribuer efficacement à la bonne marche de locomotive qu’est le CA de l’ADEP. En somme, elle voudrait que cette session permette d’apporter du sang neuf et de l’énergie dans les organes de l’ADEP. Mieux, c’est un devoir aux membres âgés de faire plus de place aux jeunes afin qu’ils puissent impacter l’ADEP par leurs talents pour un rayonnement et une plus grande visibilité d’actions.

En ce qui concerne les autres points de l’agenda de la session de l’AG, la PCA Mme SEDOGO a invité tous les membres jeunes à participer activement aux travaux et à apporter les critiques utiles pour la bonne marche de l’ONG, la maison commune. C’est sur ces mots qu’elle a déclaré ouverts les travaux de la session de la 20ème AG de l’ADEP.

  • Du bilan des recommandations de l’Assemblée Générale 2020

Plusieurs recommandations ont émaillé les travaux de l’Assemblée Générale. Les premières ont porté sur le bilan des recommandations de l’AG précédente.

Le deuxième lot de recommandations a été formulée après la présentation des rapport d’activités de l’année 2021 et ont touché les statuts.

Du bilan des recommandations issues de l’AG 2020

Recommandations Etat de mise en œuvre Observations
Développer des AGR pour les parents des filles parrainées, à travers la philanthropie communautaire Non mise en œuvre Manque de ressource et PTF
Installer des clubs ADEP lors de la réalisation des projets dans les zones d’action ; afin de garder un lien avec les bénéficiaires Mise en œuvre dans les projets Projet CSI

Projet CHAM

Organiser une conférence nationale par an sur un thème qui sera animé par des personnes ressources modèles Non mise en œuvre Manque de ressource et PTF
Proposer des cours de d’éducation sexuelle dans les écoles Partiellement mise en œuvre
Développer au sein du CA des activités de mobilisation des membres Partiellement mise en œuvre Rencontre avec les filles pour préparer la relève

 

Comme l’indique le tableau ci-dessus, en termes de bilan de mise en œuvre des recommandations, on a noté que la recommandation portant sur l’installation des clubs ADEP lors de la réalisation des projets dans les zones d’action afin de garder un lien avec les bénéficiaires a été complètement mise en œuvre à travers deux projets à savoir les projets Carrefour Solidarité Internationale (CSI) et « Choisir avec Qui et quand se Marier » CHAM.

Deux autres recommandations ont été partiellement mise en œuvre. Ce sont les suivantes :

  • Proposer des cours de d’éducation sexuelle dans les écoles ;

Cette recommandation rencontre l’un des axes d’intervention de l’ADEP et s’est inscrite dans plusieurs projet qui sont toujours en cours ou vont bientôt démarrer.

  • Développer au sein du conseil d’administration (CA) des activités de mobilisation des membres. En la matière, le CA a organisé un atelier au profit de 50 jeunes filles de l’organisation en vue d’un renforcement de leur membership.

Deux autres recommandations n’ont pas connu de dénouement, l’une portant sur le développement des AGR pour les parents des filles parrainées, à travers la philanthropie communautaire.  Sur ce point, l’ADEP a prévu dans un consortium avec deux autres organisations de la société civile, réaliser un projet, de philanthropie communautaire mais elle n’a pas encore eu des ressources. Le CA promet d’y contribuer par l’identification des personnes porteurs et à travers sa contribution à l’élaboration d’un plan d’action.

Quant à la seconde concernant l’organisation d’une conférence nationale par an sur un thème qui sera animé par des personnes ressources modèles n’a pas pu avoir de financement utile à sa réalisation.  Les travaux se sont poursuivis avec la présentation des rapport narratif et financier des activités de l’année 2021.

  • De la présentation des rapports narratifs et financiers 2021 et du plan stratégique 2022-2026, des propositions de recommandations

La présentation des bilans et des rapports narratifs 2021 a été faite par Mme LAMIZANA Absétou, Coordonnatrice de l’ADEP. L’introduction de sa présentation a situé les activités dans la dernière année de mise en œuvre du Plan stratégique 2017-2021 de l’ADEP. Ainsi, dans son exposé, elle a fait une brève présentation de l’ADEP décliner les six (06) axes du Plan stratégique avant de s’appesantir sur les onze projets (11) qui y sont logés ainsi que l’état de leur mise œuvre par le Secrétariat Exécutif. Elle a expliqué les missions, les objectifs, les principales activités ainsi que les résultats attendus et atteints (réalisations) par ces projets.

Les onze (11) projets que mis en œuvre sont : le Projet de renforcement des capacités des organisations de la société civile pour l’abandon du mariage d’enfants dans la région de la Boucle du Mouhoun (PRECOSC AME 2018-2021), le Projet Contribuer au droit à la santé en renforçant les soins de santé primaire sur la commune de Safané, le Projet Appui à la réduction des violences basées sur le genre(VBG) par le digital, le Projet « Actions Citoyennes pour la redevabilité et le genre 2017-2019, le Projet Voix et leadership des femmes, le Projet Appui aux jeunes femmes en situation de vulnérabilité au centre de formation de l’ADEP, le Projet autonomisation des jeunes femmes de Ouaga, le Projet de lutte contre le mariage des enfants 2021 ADEP/KAYA , le Accompagnement de l’ADEP, le Choisir Avec Qui et Quand se Marier, le Projet liberté et équité pour les filles et les femmes à Ramongo. Ils ont été financés par des partenaires comme Affaire Mondiale Canada, le Ministère des Relations International et de la Francophonie (MRIF), l’Union Européenne, GENERALITAT VALENCIANA, DANIDA/Save the Children, KINDERPOSTZEGELS, OXFAM Programme Voix et Leadership des femmes, OXFAM PCV et Plan International Burkina, MENNONITE CENTRAL COMMITEE(MCC), Fond Mondial pour les femmes, Agence Mondial Canada etc.

Pour ce qui des axes, Mme la Coordonnatrice les a résumés ainsi qu’il suit :

  • L’accès, le maintien et la réussite scolaire des filles de la zone d’intervention de l’ADEP ;
  • L’accès des jeunes filles et garçons aux services de SSRAJ ;
  • La réduction des violences faites aux filles et aux femmes dans les zones d’intervention ;
  • L’amélioration de l’exercice de la citoyenneté des jeunes filles et garçons dans les zones d’intervention de l’ADEP
  • Le renforcement de l’autonomisation économique des filles et des femmes
  • Le renforcement des capacités institutionnelles et organisationnelles de l’organisation de même que la visibilité de ses actions.

Pour ce qui est des résultats de la mise en œuvre (réalisations) de ces projets de l’Axe I « Promotion de l’éducation des filles », les participantes et participants à l’AG ont noté entre autres que : 6043 enfants dont 3372 filles et 2673 garçons ont été touchés par les activités de sensibilisation, 16 meilleurs élèves du primaire dont 12 filles et 04 garçons ont été primés kits scolaires à travers la tenue d’une journée d’excellence scolaire Pugsada, 10 filles victimes de VBG ou en situation de vulnérabilité liée à la pauvreté ou par la crise sécuritaire ont bénéficié d’une prise charge psychosociale internes, 16 élèves dont 12 filles et 04 garçons etc.

S’agissant des résultats, des projets de l’Axe II, « Santé de la reproduction », il a été porté à la connaissance des membres de l’ADEP, en substance que 80 filles et 25 garçons ont bénéficié de 10 séances de causeries en SSR et en 5 causeries en compétences de vie courantes, 20 enseignants et AME/APE des établissements primaires et secondaires ont vu leurs capacités et compétences renforcés sur les thématiques de la SSR, 625 filles contre 197 garçons ont été recensées au niveau des centres de santé marquant une augmentation significative du taux de fréquentation des jeunes filles, 10 établissements secondaires ont bénéficié de séances de causeries sur les compétences de vie courante et les risques de violences sexuelles, 160 filles et 161 garçons ont été touchés par des causeries relatives aux informations sur l’éducation sexuelle et les MGF, 07 CSPS sont fréquentés par jeunes afin de bénéficier de consultation en SSR, 379 filles et 253 garçons, 98 femmes et 67 hommes ont pris part à des animations en DSSR et sur des consultations individuelles d’offre de services SSR, 30 animatrices/ animateurs ont vu leurs connaissances et compétences renforcées sur la SSR et sur les techniques d’animation, 1989 élèves dont 1088 filles et 901 garçons ont été sensibilisés sur les grossesses non désirées dans 13 établissements secondaires de la commune de Safané à travers des causeries éducatives, 1638 personnes dont 779 hommes et 859 femmes ont été sensibilisées sur les grossesses non désirées et la planification familiale dans 40 villages de la commune de Safané, 30 séances de sensibilisation ont été organisées au profit des membres des acteurs de gestion de (15) écoles primaires et (15) lycées  et  750 filles et 750 garçons ont été touchés, 30 lycées ont bénéficié des séances foraines de prestations de services SDSR qui ont permis de toucher 807 filles, 658 garçons et 54 autres.

 

Quant aux résultats des projets de l’Axe III « Violence et Genre » on peut noter les réalisations suivantes : 282 élèves (84 filles et 98 garçons) des classes de CE2 et CM2 ont appris à travers les causeries éducatives sur les violences en milieu scolaire et la sécurité à l’école (Safe school) à mieux comprendre la notion de résilience et à aborder ces thématiques dans leur environnement (scolaire et maison), 07 animateurs-trices et 20 relais communautaires ont bénéficié de renforcement de capacités en technique d’animation en ME, SSR, en droits de l’enfant et sur les violences basées sur le genre, 02 émissions radiophoniques ont été organisées sur le ME et la protection des filles contre les violences basées sur le genre dans un contexte d’insécurité au profit des communautés de la zone d’intervention, 06 sketchs faits par les femmes, suivi de leur prestation en grand public ont été réalisées, 1 800 personnes (soit 300 hommes, femmes, jeunes, et autres personnes influentes) dans chaque village ont bénéficié de ces prestations.  Des mentors ont donné aux filles les moyens de construire leur développement personnel sur la base du courage et de l’estime de soi. Le principal enseignement retenu par les filles est la fixation des objectifs et la confiance en soi pour réussir toute activité. Ainsi, les participantes ont appris à se construire grâce à la création d’idées novatrices. Enfin, des leaders communautaires ont été formés dans le domaine des VBG et connaissent les droits de l’enfant, les méfaits du mariage d’enfants, les violences basées sur le genre, la santé et les droits sexuels et reproductifs des adolescent-e-s et jeunes (filles et garçons). Chaque leader a pris l’engagement de transmettre les connaissances au sein de sa famille, sa communauté et dans les lieux de cultes et prières.

Les résultats des projets de l’Axe IV : « Citoyenneté et civisme » a donné les réalisations suivantes : 09 élèves ont bénéficié de l’établissement de leur CNIB,  01 rencontre de restitution de l’étude finale du programme pour un plan de réinvestissement des acquis pour la promotion des droits de l’enfant et l’abandon du mariage d’enfant a été organisée avec 25 partenaires de mise en œuvre du programme, 10 mosquées ont bénéficié chacune d’un registre de mariage au sein des 04 communes, 177 causeries sur les VBG et le leadership des femmes ont permis de toucher 3205 femmes et filles et 892 hommes et garçons et 10 séances de projection vidéo réalisées ont touché 342 femmes et filles plus 133 hommes et garçons soit un total de 475 personnes.

En ce qui concerne les résultats des projets de l’Axe V: « Entreprenariat féminin » les réalisations suivantes ont été enregistrées : 8 animateurs/trices ont bénéficié de 3 jours de formation en entrepreneuriat, 50 filles et 25 garçons ont bénéficié de 12 séances de formation en entrepreneuriat de même de 30 filles des deux centres , 60 jeunes femmes de Ouagadougou et de Komsilga ainsi que 30 parents des filles ont bénéficié de l’accompagnement pour accroître leur confiance en leur potentiel entrepreneurial, 57 filles et 15 garçons ont bénéficié au niveau des établissements et du centre, de l’écoute et /ou l’appui conseil de la part des animateurs/trices, 10 villages ont bénéficié de 10 rencontres d’échanges avec 157 filles et 129 garçons du milieu non scolaire en compétences de vie courante et comment créer des mutuelles d’entreprenariat pour lutter contre l’orpaillage, 30 mères de filles de familles vulnérables de trois (03) groupements des villages (soit 10 femmes/groupement) de : Basnéré, Baobokin dans la commune de Kaya et Pissila centre dans la commune de Pissila ont bénéficié d’une formation en technique d’élevage de petits ruminants pour la mise en place d’AGR en petite ruminants pour leur autonomisation financière, 40 filles et 15 garçons ont été identifiés et dotés d’AGR et métiers, 86 groupes d’épargnes communautaires ont été mis en place et 36 agents villageois dont 29 filles et 07 garçons constituent les relais pour suppléer les animateurs/ trices pour les activités de sensibilisation au sein des groupes VSL, 30 marraines ont pu bénéficier d’un appui financier d’un montant de 50 000FCFA pour développer ou renforcer leurs AGR (production de beurre de karité, soumbala, dolo, mil germé, vente de produits de beauté, etc.)

 

Au niveau des résultats des projets de l’Axe VI : « Renforcement institutionnel et organisationnel de l’ADEP, on peut retenir entre autres : La formation en stratégie de plaidoyer communautaire sur la lutte contre le mariage des enfants, la formation Planification et gestion de temps, la formation en implémentation d’entreprenariat féminin et la formation en stratégie de communication pour le changement social de comportement.

Mme ….LAMIZANA a terminé sa présentation par les difficultés rencontrées et les perspectives envisagées par l’organisation.  Au titre des difficultés, il faut retenir entre autres l’insécurité grandissante au niveau des zones d’intervention, les retards dans les transferts de fonds entraînant des retards dans le démarrage ou la réalisation en cours des activités, l’insuffisance du matériel roulant pour les sorties terrain des équipes de projet, l’insuffisance, voir le manque d’appui institutionnel octroyé par certains partenaires  ainsi que la mobilité observé aussi bien au niveau du personnel de la structure que par rapport aux acteurs terrains.

En termes de perspectives, la communicatrice a relevé en substance que l’ADEP entend finaliser et valider les nouveaux documents du Plan stratégique, mobiliser d’autres bailleurs de fonds et acquérir des financements pour de nouveaux projets. Elle envisage aussi renforcer son leadership au sein des OSC ainsi que son dispositif de suivi évaluation avec des outils de collectes et de traitements de données opérationnels. L’acquisition d’un terrain pour l’édification d’un siège propre demeure aussi un grand défi. Il en est de même de l’érection du centre de l’ADEP en incubateur pour permettre aux jeunes filles et jeunes garçons de faire leurs premiers pas dans l’apprentissage d’un métier ainsi que la mise en place d’un fonds pour accompagner les jeunes filles qui désirent entreprendre.

En guise de conclusion à sa présentation sur le rapport narratif de mise en œuvre des activités, Mme LAMIZANA a fait savoir aux participant que la période 2021 été la dernière année de mise en œuvre du plan stratégique 2017-2021où onze projets ont été mis en œuvre.

L’ensemble de ces projets a permis de mobiliser plus de 500 millions de Francs CFA avec des résultats fort satisfaisants. Au demeurant, le nouveau plan stratégique qui sera validé au cours de l’AG va permettre de relever les défis de l’ADEP dont l’essentiel est de disposer de partenaires d’envergure engagés    à accompagner l’ADEP dans le financement non seulement des projets et mais aussi dans l’appui institutionnel pour l’amélioration des conditions de vie et de travail au sein de la structure. Mme ….LAMIZANA a terminé son exposé en évoquant les perspectives de l’association qui demeurent le renforcement de ses actions de l’ADEP pour l’autonomisation de la jeune fille, mais aussi la promotion d’un plus grand leadership de cette dernière.

La présentation du rapport financier a été faite par Angèle SANFO, Responsable administratif et financier de l’ADEP. Elle a dans un premier temps présenté les différents projets mis en œuvre, les montants des crédits alloués, les périodes/ lieux d’exécution, les cibles bénéficiaires ainsi que les partenaires techniques et financiers qui les accompagnent

Dans sa communication relative au bilan financier, Mme Angèle SANFO, a informé les membres du CA, qu’au titre du budget gestion 2021, l’ADEP avec l’aide des partenaires techniques et financiers a pu mobiliser une somme totale (recettes) cinq cent onze millions trois cent mille trois vingt-sept (511 300 327) franc CFA. Les dépenses s’élèvent à la somme de quatre cent soixante-deux millions sept cent trente neuf mille cinq cent vingt -neuf (462 739 529) francs CFA, le solde se chiffre à la somme de quarante-huit millions cinq cent soixante mille sept cent quatre-vingt-dix-huit (48 560 798) francs CFA, soit un taux d’exécution de 90, 50%.

Les deux présentations ci-dessus ont été suivies de questions d’informations d’ordre général, les amendements de fonds et de formes, les contributions pour améliorer les contenus des deux rapports. Les questions ont porté sur le coût de certains projets, les difficultés réelles de mise en œuvre des activités dans certaines où règne l’insécurité, les gros risques encourus lors des déplacements le reversement des fonds non absorbés à la fin du projet, la prise en charge de certains agents au niveau du secrétariat exécutif quand les projets arrivent à terme. Toutes les préoccupations ont eu des réponses satisfaisantes et les contributions et autres observations pertinentes ont été intégrées aux documents.

Le rapport d’activités du CA ADEP a été présenté par Mme Pascaline BICABA, membre du bureau du CA-ADEP avec comme substance les activités ordinaires dont une rencontre de renforcement du membership de 50 jeunes filles de l’ADEP dont l’objectif général était de renforcer les performances de l’ADEP par une mobilisation verticale des membres de la frange jeune de l’Organisation, la participation au diagnostic organisationnel de l’ADEP réalisé par Save the Children et à l’élaboration du plan stratégique, ainsi qu’à d’autres activités. Pour les activités évènementielles à caractère sociale et familial, il s’est agi surtout de soutien à huit (08) familles des membres du CA lors d’évènements heureux et malheureux baptêmes, mariage, maladie, décès.

Quant à la situation de la caisse des membres, les cotisations des membres de CA, elle a été présentée par Mme NAON, Chargé de projet à ADEP à la date du 20 mai 2021, s’élevait en recettes à la somme de deux cent un mille cent vingt-cinq (201 125) francs CFA et en dépenses à la somme de cent quinze mille trois cent cinquante (115 350) francs CFA. Soit un solde de caisse de quatre-vingt-cinq mille sept soixante-quinze (85 775) francs CFA.

Après la présentation du rapport narratif et financier 2021 ainsi que celui du plan stratégique suivi du Plan T Annuel et au regard des résultats engrangés, trois principales recommandations qui sont :

  • Rechercher les subventions non remboursables de l’Etat pour le fonctionnement du Centre d’Education et de Promotion Sociale Pugsada de l’ADEP,
  • Reprendre la recherche des opportunités en vue de l’acquisition du siège de l’ADEP en scrutant les anciens bâtiments de l’Etat et en consultant les Maires des arrondissements de Ouagadougou,
  • Organiser des cadres de rencontre trimestrielles de mobilisation des membres et des sympathisant-e-s de l’ADEP pour promouvoir le membership.

Quelques recommandations ont visé les statuts. Il s’agit d’introduire dans les statuts un article faisant mention de la possibilité de ADEP à recevoir du personnel de l’Etat. Dans ce sens, l’article suivant a été proposé pour être introduite en article 22 du titre 3 chapitre 6 : les autres ressources : « En sa qualité d’ONG et d’organisation reconnue d’utilité publique, l’ADEP accueil du personnel affecté par l’Etat Burkinabé conformément aux conventions de partenariat qui lie l’organisation aux ministères et aux institutions ».

Une autre proposition faite serait de remplacer l’administrateur/trice en charge de l’entreprenariat féminine par l’administrateur /trice en charge de l’autonomisation des jeunes.

  • Du renouvellement du Bureau du Conseil d’Administration de l’ADEP

La séance de renouvellement du bureau du Conseil d’Administration est intervenue à la suite des débats sur les points de recommandations formulées.

Dans le cadre du renouvellement de ce bureau, les textes de l’ADEP stipulent que les électeurs doivent représenter les deux tiers (2/3) de l’Assemblée générale. Or, les participants de la présente Assemblée Générale était au nombre de trente-cinq (35) personnes. Etant donné que l’Assemblé est souveraine, qu’elle s’est tenue à sa deuxième convocation et vue les efforts fournis par les différents membres de l’ADEP à prendre part à cette rencontre sans occulter l’insuffisance des ressources financières pour permettre à ADEP d’organiser une autre Assemblée Générale extraordinaire, les participants à l’unanimité ont décidé de s’en tenir à l’agenda du jour.

Alors, pour le renouvellement du bureau du Conseil d’Administration de l’ADEP, il existe une procédure dont le premier point est la mise en place d’un bureau de séance de trois (03) participants non candidats à savoir un Président de séance, un Secrétaire de séance, et un observateur, tous volontaires. A cet effet, le bureau de séance a été mis en place et était composé des personnes suivantes :

  • Un Président de séance : Monsieur KABORE BERNARD
  • Un Secrétaire de séance : Madame Onadja B Claudine
  • Un observateur : Madame DERME Maimouna

Après l’installation des membres du bureau de séance, le Président a effectué un rappel des autres points de la procédure de renouvellement du bureau du Conseil d’Administration afin de faciliter la bonne tenue des élections. Ainsi, les conditions d’éligibilité ont été rappelées.

A la suite de quoi, place fut donnée aux votes.

Notons que : sept (08) postes étaient prévu. Ce sont :

  1. La présidente ;
  2. Le ou la vice président(e) ;
  3. Trésorier ou trésorière ;
  4. Administrateur (trice) représentant (e ) les cibles ;
  5. Administrateur (trice) en charge de l’autonomisation des jeunes ;
  6. Administrateur(trice) en charge des questions de Santé sexuelle et reproductive/Violence basée sur le genre (VBG) ;
  7. Administrateur (trice) en charge des questions de l’éducation/Civisme et Citoyenneté ;
  8. Administrateur(trice) en charge des questions de la communication et des relations publiques.

Tableau récapitulatif des postes et des candidat(e )s retenu(e )s pour les 03 années à venir du Conseil d’Administration de l’ADEP

POSTE CANDIDATURE NOM ET PRENOM (S) DES CANDIDATS MOTIVATIONS DE CHAQUE VOLONTAIRE DEPOUILLEMENT PROCLAMATION DES RESULTATS
Présidente du Conseil d’Administration Volontaire Mme KABORE Pingdwende Angélique Ayant été la première Présidente du club Pugsada du lycée Vénégré, puis membre de ADEP, ensuite membre du CA, je souhaite à présent apporter ma contribution dans la construction d’une jeunesse leaders au sein de l’ADEP -Oui : 34 voix

-Non : 00 voix

-Abstention : 00 voix

Mme KABORE Pingdwende Angélique est élue pour le poste de Présidente du Conseil d’Administration
Vice-président du Conseil d’Administration Volontaire M. GAMBO Arzouma Cyrille J’ai commencé un travail pour le bien des jeunes filles dans le CA et je souhaite le poursuivre si mon premier mandat ne vous a pas déçu -Oui : 34 voix

-Non : 00 voix

-Abstention : 00 voix

M. GAMBO Cyrille Arzouma est élu pour le poste de Vice-président du Conseil d’Administration
Trésorier (ère) Volontaire Mme BICABA Pascaline Je désire poursuivre le travail déjà entamé lors de mon premier mandat au sein du CA -Oui : 35 voix

-Non : 00 voix

-Abstention : 00 voix

Mme BICABA Pascaline Hamoumapi est élue pour le poste de Trésorière
Administrateur représentant les cibles Volontaire Mme LENGANI Neimatou Elle a été bénéficiaire des services de l’ADEP ; Mettre à profit son expérience ; Etre à l’écoute des cibles ; Apprendre d’avantage -Oui : 35 voix

-Non : 00 voix

-Abstention : 00 voix

 Mme LENGANI NEMATOU est élue pour le poste d’administratrice représentant les cibles
Administrateur en charge de l’autonomisation des jeunes Volontaire Mme DIARRA/SOME Justine Manyre  

Membre ADEP Continue a apporté sa contribution au bon fonctionnement du bureau.

Oui : 35 voix

-Non : 00 voix

-Abstention : 00 voix

Mme DIARRA/SOME Justine Manyre               est élue pour le poste d’administrateur en charge de l’autonomisation des jeunes

 

Administrateur en charge des questions de Santé sexuelle et reproductive/Violence basée sur le genre (VBG) Volontaire M. OUATTARA Issouf Membre de l’ADEP ; Porte un grand intérêt pour les activités de l’ADEP et compte mettre a profit son expérience -Oui : 35 voix

-Non : 00 voix

-Abstention : 00 voix

MR OUATTARA Issouf est élu pour le poste d’Administrateur en charge des questions de Santé sexuelle et reproductive/Violence basée sur le genre (VBG)
Administrateur en charge des questions de l’éducation/Civisme et Citoyenneté Volontaire Mme SANA / YAMEOGO Baré dite Franceline Membre de l’ADEP depuis 2005 ; Mettre à profit ses compétences en tant qu’Inspectrice de l’enseignement du premier degré Oui : 35 voix

Non : 00 voix

-Abstention : 00 voix

Mme SANA/YAMEOGO Baré dite Franceline est élue pour le poste d’administratrice en charge des questions de l’éducation/Civisme et Citoyenneté
Volontaire Mme OUEDRAOGO Fadimta Table Félicia Béatrice est élue pour le poste de A désister au profit de Mme SANA
Administrateur en charge des questions de la communication et des relations publiques Volontaire Mme OUEDRAOGO Fadimta Table Félicia Béatrice  Membre de l’ADEP ; En tant que Juriste de formation, continuer le travail déjà mené qui était un apprentissage et œuvrer dans le mandat à venir pour plus d’efficacité -Oui : 35 voix

-Non : 00 voix

-Abstention : 00 voix

Mme OUEDRAOGO Fadimta Table Félicia Béatrice est élue pour le poste d’administratrice en charge des questions de la communication et des relations publiques

A la fin des élections, les membres du bureau de séance se sont retirés pour donner place au nouveau bureau entrant du Conseil d’Administration. Au nombre de huit (08) personnes, le nouveau bureau du Conseil d’Administration s’est présenté devant l’Assemblée Générale qui n’a pas manquer de les ovationner.

Ainsi, la nouvelle présidente, Madame Kabore Angélique a donc pris la parole pour dire merci à tous les participants pour la confiance placée aux différents membres de ce nouveau bureau. Elle a tout de même demandé le soutien de tous pour permettre au nouveau bureau de mener à bien la mission dont il aura la responsabilité.

La rencontre a pris fin aux environs de 14 heures avec la prise d’une photo de famille et le partage d’un cocktail.

 

 

 

 

La Secrétaire de Séance                                                président de Séance

 

ONADJA B Claudine                                                 KABORE Bernard

LE RENFORCEMENT DU MEMBERSHIP JEUNES DE L’ADEP

L’Association D’appui et D’Eveil Pugsada (ADEP) est une association féminine qui œuvre pour l’amélioration du statut et des conditions de vie de la jeune fille, notamment par le développement de l’exercice de ses droits et par le renforcement de ses capacités à prendre une place significative au sein de la communauté ».

Dans l’optique de rendre les jeunes filles plus actrices de ce processus de développement, il a été planifié la réalisation d’une série d’actions de renforcement des capacités des jeunes filles afin qu’elles puissent être dans l’organe dirigeante de la mise œuvre de la vision de l’ADEP.

C’est ainsi qu’avec l’appui financier de la Fondation pour une Société Juste (FJS), s’est déroulé le 07 Mai 2022 au centre les Lorettes la session de formation de 50 jeunes filles.

Au cours de cette journée de renforcement des capacités, les participantes ont renforcé leur capacité autour de deux thématiques à savoir :

  • La situation de la femme au Burkina Faso et particulièrement de la jeune fille : la contribution attendue des jeunes filles pour promouvoir les droits des femmes et des jeunes filles pour leur plein épanouissement au développement du pays,
  • La vie associative, le fonctionnement et les contributions des jeunes au développement à travers les actions communautaires,
  • Les actions de l’ADEP pour contribuer à l’atteinte de sa mission qui est d’«œuvrer à l’amélioration du statut et des conditions de vie de la jeune fille, notamment par le développement de l’exercice de ses droits et par le renforcement de ses capacités à prendre une place significative au sein de la communauté ».

A la suite de ces différents panels, les participantes ont été réparties en groupes de travail pour l’identification des actions concrète à mettre en œuvre pour accompagner l’ADEP à l’atteinte de sa mission. De ces résultats des travaux ont retiendra que les 50 jeunes filles ont pris les recommandations suivantes :

  • L’adhésion en tant que membre de l’ADEP,
  • La prise de responsabilité lors de la prochaine assemblée générale,
  • La création d’un groupe virtuelle d’échange et de mobilisation pour les actions de promotion et de protection des droits des jeunes filles,
  • Le plaidoyer pour le renforcement des capacités permanentes des jeunes filles,
  • La participation active dans les activités des projets et programmes de l’ADEP,
  • L’institutionnalisation de la rencontre de renforcement des capacités des jeunes filles en forum national des jeunes filles,
  • La mobilisation des partenaires pour la participation des jeunes filles leaders aux différentes rencontre nationales et internationales.
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